Après une année 2019 dynamique, « Le marché tertiaire accuse un net repli, accéléré par le contexte sanitaire » souligne Ségolène Bianchi, directrice régionale CBRE Nantes. Sans surprise, la pandémie que nous traversons a provoqué un coup de frein, dans un marché déjà ralenti en début d’année. ​

Au 1er semestre, la demande placée recule de 39% par rapport à 2019. Les transactions sur les secteurs prime du centre-ville ne totalisent que 32% du marché. Ce chiffre devrait continuer de fléchir dans les prochains mois, aux vues de la raréfaction de l’offre sur ces quartiers très prisés des utilisateurs. L’offre immédiate, en légère hausse, représente près de 60 000 m² et tout juste 20% de neuf. Cependant, « la répartition des offres sur le territoire est très inégale » d’après Ségolène Bianchi.

Le taux de vacance est toujours très faible (< 3 %). Il est le reflet d’un marché sous tension, principalement sur les quartiers prime. On observe « Une absence totale d’offres neuves disponibles sur les secteurs centraux ». La mise à l’arrêt et le report de certains chantiers, liés au COVID, va logiquement engendrer des retards dans les livraisons. Il faudra donc attendre 2022 pour les prochaines livraisons sur Euronantes et de l’Ile de Nantes. L’offre neuve se concentre désormais à l’ouest de la métropole au sein du parc Ar Mor et Atlantis (St Herblain), et à l’est autour du pôle de la Haluchère et de la Chantrerie.

Côté loyers, les valeurs sont pour le moment préservées, et les mesures d’accompagnement adaptées. Malgré un contexte économique tendu, le marché n’est pas pour autant à l’arrêt. Cette crise est une opportunité de repenser nos manières de travailler, de concevoir et réorganiser nos espaces de travail de demain.

Retrouvez ici notre rapport complet sur le marché bureaux nantais.

Fatma AKAR

Research Consultante