Le marché des locaux industriels maintient un très bon niveau d’activité dans un contexte global complexe. Certes, le marché est en retrait par rapport à l’année 2019 de 7% en m² avec 342 010 m² et de 16% en nombre avec 368 transactions enregistrées, mais il reste au-dessus de la moyenne décennale.

Les grandes surfaces ont bien résisté à la crise. On note plus de 8 transactions supérieures à 7 000 m² en 2020, contre seulement 3 l’année précédente. Parmi elles, nous avons enregistré deux méga deals : l’acquisition de la Métropole pour 15 000 m² dans le 7ème arrondissement et l’installation de La Boutique Officielle à Chaponost sur plus de 14 000 m².

Parallèlement, on dénombre 88 transactions de plus de 1 000 m². Ceci correspond à une baisse de 13% en par rapport à la moyenne des 5 dernières années, mais à une hausse globale de 4% en volume par rapport à 2019. Dans ce contexte, la surface moyenne des transactions de plus de 1000 m² a augmenté passant de 2 310 à 3 170 m².

Le marché des petites et moyennes surfaces est plus impacté par la crise. 

On constate une baisse de 27% de la demande placée en volume et de 16% du nombre de transactions. Cela impacte directement le panier moyen en retrait de 14% par rapport à 2019. En revanche, les transactions de surfaces inférieures à 1 000 m² restent la locomotive du marché des locaux industriels. Elles représentent encore 76% de la demande placée.

L’Est toujours prépondérant

Sur le front de la répartition géographique, on note une forte prépondérance de l’Est lyonnais, même si cette année les secteurs du sud-ouest ou le diffus sont en hausse. Cette tendance est marquée par le développement de programmes neufs de plus en plus loin de la Métropole. Et ce du fait de la difficulté à trouver des terrains ou des friches à proximité de la collectivité.

On remarque également que l’offre immédiate est de 439 200 m² à fin 2020, soit une baisse de 9% par rapport à fin 2019. Par ailleurs, la part du neuf est relativement élevée avec 19%, mais essentiellement localisée sur les extérieurs de la Métropole. »

Côté valeurs locatives, on reste sur des valeurs ascendantes dans le neuf. C’est la même chose pour les valeurs de seconde main. L’année dernière, nous étions sur une moyenne de 57€. Cette année, nous atteignons le cap des 60€.

Les locations, avec 54% des mouvements en volume et 62% en nombre, continuent d’être majoritaires par rapport aux ventes. Néanmoins, beaucoup de demandes à l’acquisition n’arrivent pas à trouver du fait du manque d’offres. Ce phénomène a tendance à alimenter l’augmentation du prix de vente.

Par ailleurs, « La demande exprimée sur le marché semble se tertiariser : un phénomène anticipé par les promoteurs et la volonté politique, et qui s’accélère de fait avec la crise sanitaire dans un but d’optimisation des coûts souvent caractérisé par un regroupement de sites. » indique Paul Vernex, Directeur Activités CBRE Lyon.

Enfin, les perspectives 2021 demeurent très encourageantes au vu des demandes exprimées depuis la fin d’année 2020.

Paul Vernex

Directeur Activités Lyon