Le Sud francilien a placé 121 432 m² de locaux d’activités au premier semestre 2026, un point bas depuis 2020, mais la demande gagne 12 % du premier au deuxième trimestre. À la rentrée, nos équipes Activité Sud décrivent un marché équilibré, où le prix décide de presque tout et où un segment surprend par sa vitalité : la petite cellule à vendre.
La vente à la découpe, à contre-courant
Dès qu’une offre existe, artisans, TPE et primo-accédants se positionnent. Le format qui fonctionne : des cellules de moins de 300 m², pour un budget qui ne dépasse pas 500 000 €. Jusqu’ici, devenir propriétaire de ses locaux demandait environ un million d’euros.
Plus chères au mètre carré, ces cellules changent l’équation du financement. La dette à lever sur 500 000 € reste accessible, et l’achat devient un placement patrimonial à risque maîtrisé. Ces programmes enregistrent de vraies réussites commerciales, quand les grands gabarits peinent à la location comme à la vente.
Les industriels chinois s’installent
La demande asiatique déborde désormais la logistique. Les industriels chinois cherchent des locaux d’activités, et pas seulement de grands formats. Les grossistes alimentaires asiatiques visent de grandes surfaces, les marques chinoises de voitures électriques arrivent progressivement. Sany Group illustre ce mouvement.
Notre lecture : la recherche de souveraineté réduit la sous-traitance en Asie, et des industriels chinois viennent s’implanter dans les pays qui sous-traitaient chez eux. La tendance se vérifie secteur par secteur, à l’échelle de toute l’Île-de-France.
Qui signe, et où
La foodtech bouge autour du MIN de Rungis : les prises à bail alimentaires suivent la consommation. Les logisticiens restent actifs, avec plusieurs recherches en cours. Les groupes américains multiplient les projets après des rachats d’entreprises françaises, plus nombreuses à vendre et moins chères qu’en marché favorable. Le BTP ralentit, sans disparaître.
Le triangle d’or Orly-Rungis reste le marché le plus fort et porte les valeurs prime du secteur, avec le Nord Essonne dans son sillage. Courtabœuf, Évry, Sénart, Saint-Quentin-en-Yvelines, le Val-de-Marne et Marne-la-Vallée complètent la carte. Les actifs bien placés près de l’A6, l’A10, l’A4 ou la Francilienne se commercialisent. Les sites éloignés demandent plus d’effort.
Le bon prix, clé de la signature
L’offre s’est étoffée sur tous les formats, neuf comme ancien, en vente comme en location. Le point de vigilance reste la demande exprimée, en baisse. Les utilisateurs qui déménagent font des choix économiques : la seconde main l’emporte sur le neuf, même quand le neuf reste à leur portée.
Les franchises tournent autour d’un mois et demi par année d’engagement, jusqu’à deux mois sur les actifs à forte vacance. Les institutionnels tiennent le loyer facial et jouent sur l’accompagnement. Les bailleurs privés acceptent une baisse de prix mais engagent peu de travaux. Les immeubles achetés trop cher en blanc il y a deux ou trois ans affichent des valeurs décorrélées du marché.
Le signal à suivre : quand un propriétaire ajuste son offre au marché, l’affaire se fait. Sans ajustement, rien ne se signe.
Greentech, la preuve par Courtaboeuf
À Courtabœuf, Greentech combine petites cellules en VEFA ou en location, immeubles entiers en VEFA et bâtiments indépendants à vendre ou à louer. Des ventes et des locations sont signées, d’autres suivent. La demande existe bien pour un parc neuf au dernier standard, dès lors que les conditions financières suivent le marché actuel.
Vous cherchez des locaux d’activités dans le Sud francilien, ou vous détenez un actif sur ce marché ? Nos équipes Industriel et Logistique vous apportent une lecture appliquée à votre situation. Contactez-nous !


Olivier Lambin
Directeur Activités Grand Sud Île-de-France
Tél : 06 74 03 09 47
Mail : olivier.lambin@cbre.fr