Concept à la mode ou véritable évolution des modes de travail ? Le coworking n’est en réalité que l’un des leviers de la « Flexible Revolution » analysée par CBRE dans son dernier rapport qui met en lumière non seulement l’essor majeur de ce secteur d’activité qui réunit 5 formes de bureaux dits alternatifs, mais également les intentions des entreprises selon leur taille et leur secteur d’activité en vue de permettre aux investisseurs d’adapter leur offre de service.

Très classiquement, le recours aux espaces de bureaux alternatifs est perçu par les entreprises – et en particulier les grands groupes – comme un outil de réduction des coûts immobiliers, une variable d’ajustement adaptée aux besoins fluctuants des entreprises en matière d’espace et qui permet une gestion agile et souple des portefeuilles immobiliers dans un contexte où l’allongement de la durée des engagements locatifs est imposé par les investisseurs. Mais ce n’est pas la seule motivation…

« L’esprit start-up » séduit et modèle les comportements des TPE comme des grands groupes et explique aussi l’essor des bureaux flexibles

Sous l’influence de l’écosystème start-up construit sur des comportements et une culture communautaire, mixant les codes des espaces privés et des espaces de travail, les grandes entreprises adoptent progressivement ce modèle de travail privilégié par les nouvelles générations. Toutes tailles confondues, les entreprises devront compter avec cette génération Y appelée les « Millennials » qui représentera 50% de la force de travail en 2020. Parmi les leviers d’attraction et de rétention,  la flexibilité et le choix d’implantations géographiques multiples pour préserver des temps de transport courts entre travail/domicile et des environnements de travail motivants et conviviaux.

 

Bureaux alternatifs, une évolution d’offre de services s’impose pour concilier les attentes des petites et grandes entreprises

Ce concept de bureaux flexibles trouve toutefois ses limites en termes de confort acoustique et d’esthétique pour les grands groupes soucieux d’une part de préserver leur niveau de standing et d’autre part d’évoluer dans un environnement de travail  susceptible de renforcer leur identité de marque tant aux yeux de leurs collaborateurs que de leurs clients. Des réserves qui expliquent que seulement 7% des grands utilisateurs aient déjà recours à la location  de bureaux alternatifs, alors même que leurs besoins en la matière ne fait que croitre notamment pour accompagner les collaborateurs les plus mobiles, les équipes projets et les fluctuations des effectifs. Et cela en dépit des opportunités financières que présente le bureau alternatif pour une grande entreprise qui peut louer des bureaux selon ses besoins en espace et en temps.

Des préoccupations auxquelles devront répondre ces nouveaux acteurs de la « Flexible Revolution » en proposant une offre de services de qualité, diversifiée qui ne s’attachera pas seulement aux ambiances collaboratives et conviviales qui sont-elles plébiscitées par les start-up et les indépendants.

Alexandre Fontaine

Alexandre Fontaine

Directeur du département Bureaux Paris CBRE

Olivier Cros

Olivier Cros

Directeur du STUDIO CBRE

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